12 juin 2014

Regarrrrrrrrrrrde-moââââââââ : c'est moââââââââ !

C'était il y a trois jours : une centaine de poètes déchainés déclamaient tous en même temps leurs production pour leurs cercle d'amis à la périphérie du « Marché de la Poésie » place St Sulpice à Paris. Je remplaçais mon ami Julien Blaine empêché. J'ai lu un de ses textes « Mes âneries dans le Berry », j'ai joué du saxo et de la sanza. Je suis une bonne pâte. Je ne me souviens que des bons moments. Je ne sais pas si c'est moi qui a été mauvais ou le public, mais personne n'était intéressé par le « cirque des poètes non-disparus ». Les gens n'avaient pas envie de rigoler. Si le public a toujours raison, alors j'avais tort. J'avais accroché les annonces du poète, mon pote Julot le rigolo avec son égo d'âne déguisé en crapaud-chameau. Le premier grenouil : « c'est pas vrrrrrrrrrrrrrai ! » « regarrrrrrrrrrrde-moââââââââ : c'est moââââââââ ! »

J'étais content de me rapprocher, au moins virtuellement à distance, de Julien Blaine, avec qui j'avais joué pendant deux décennies avant le moment fatal de « Bye Bye la Perf » ou le poète décide d’arrêter les performances à grand spectacle.

Photos : François Planche.